Dossards

30ème Foulées du Pays de Bray

Bonjour Amis lecteurs,

Le mois d’août touche à sa fin, et avec lui la saison 2017/2018. Pour la conclure en beauté et en profiter pour sortir un peu de ma préparation marathon, j’ai participé dimanche dernier aux 30ème foulées du pays de Bray. Une totale découverte pour moi, dans un coin de l’Oise coincé entre Beauvais et la Seine-maritime. Après une bonne heure de route dont les dernières 20 minutes sur des petites routes de campagne où tu croises les doigts pour ne croiser personne, j’arrive à Senantes, lieu de départ et d’arrivée des 15,5 km au programme du jour.

J’arrive avec une bonne heure d’avance, ce qui me permet d’aller tranquillement chercher mon dossard, mon lot (une bonne bouteille de Roncier Rosé) et me dégourdir les jambes. Nous sommes une petite centaine au départ du 15,5, et un peu moins de 70 sur le 7 km qui part un quart d’heure avant nous. Ça change des courses parisiennes! Sans le chercher, je discute de tout et rien avec les gars du coin. Bien qu’étant venu seul, je ne me sens pas du tout isolé. C’est ce qui est agréable avec les petites courses de village. L’ambiance est conviviale et bon enfant, et la discussion avec de parfait inconnu se fait naturellement. Il suffit de sourire et de dire bonjour.  Le speaker nous fait un petit topo très utile pour les néophytes comme moi. Il annonce un parcours vallonné avec des belles montées vers les 2, 7 et 10 km. Cette dernière fait peur à beaucoup. Il va donc falloir ne pas trop s’enflammer au départ. Je sens la pression monter autour de moi. De mon côté pas de souci, j’aime bien le dénivelé, et je sais qu’avec la préparation marathon que j’ai dans les jambes, la seconde partie du parcours sera favorable .

Comme à mon habitude je pars vite, et me fond dans le groupe de tête constitué d’une douzaine de coureurs. C’est très sympa d’être devant. J’en profite un max en ayant l’impression d’être un spectateur privilégié de la course. Après un premier km en 3’49, la première grimpette arrive vite et étire un peu le groupe. Je ne cherche pas une seconde à accrocher et laisse partir. C’était marrant, mais il est temps de rentrer dans ma course. Logiquement je me fais doubler. Les km 3 et 4 sont plats. Je profite du paysage. Vallonné avec des prés pour les vaches. Ça me rappelle le charolais. Un groupe de 3 coureurs revient sur moi. A les écouter j’ai l’impression qu’ils sont un peu en surrégime sur cette portion roulante. J’ai bien retenu que la seconde difficulté nous attends vers le 7ème km, et ne cherche donc pas à tenir leur rythme. Un des gars part devant, mais les 2 autres ne me décroche pas, et nous finissons même par nous relayer. La côte du 7 km arrive, et je produit un effort qui me permet de me détacher et de revenir sur un coureur qui nous avez mis un bon 80m. Au moment où je le double il me souffle de garder du jus. Je lui fais un signe pour lui faire comprendre qu’il n’y a pas de souci. Je commence à me sentir de mieux en mieux. Je rejoins même un autre coureur qui faisait parti du groupe de tête. Une fois la montée passée, nous nous relayons pour tenir un bon train jusqu’à la fameuse monté du 10ème km. Je continue de bien profiter du beau paysage. J’aperçois un troupeau de moutons et me demande ce qu’ils font là. Depuis le départ je ne vois que des vaches. Les km défilent, et comme promis il n’y a pas de répit. C’est les montagnes russes. Nous arrivons au pied de la fameuse côte que j’attend avec impatiente. J’accélère dès le bas de la difficulté, et je décroche vite mon compagnon de route. La montée est longue (un bon km) et pentue. Les mollets commencent à tirer, mais j’adore. Je refais pas mal de mon retard sur le gars devant moi mais finit par coincer un peu dans le haut. Il ne me manque qu’une dizaine de mètres, mais je n’arrive pas à refaire le trou. Le mec a bien gérer sa montée en en gardant sous le pied pour relancer sur le plat. Ne voulant pas me mettre dans le rouge, je comprends que je ne reviendrai pas sur lui. Je termine les derniers km en essayant de maintenir un bon rythme autour des 4’15 » au km. Les mollets tirent un peu. Normal, je cours avec mes Alta (qui ont un drop de zéro), et j’ai quelques grimpettes dans les jambes. Par contre je me sens très bien. La ligne d’arrivée se profile, mais je n’ai pas du tout envie que ça finisse. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Au final, je boucle les 15,5 km avec 222m de D+ en 1H06min48sec. Ce qui me permet de me classer à une belle onzième place sur 95 arrivants. Mon deuxième top 20 de la saison après le Trail de l’Orangerie de Bonnelles! Un grand merci à l’organisation et aux bénévoles. Ça valait vraiment le coup de faire un peu de route pour découvrir ce beau pays.

Voilà qui termine la saison en beauté. Je suis très satisfait de ma gestion de course. Après un départ rapide, j’ai vite repris mon rythme pour faire ma course, sans me mettre dans le rouge. J’ai couru aux sensations, et une fois de plus ça m’a sourit. Fais rarissime, j’étais tellement bien à l’arrivé, que j’ai fais un petit footing de retour au calme. Je n’avais pas envie d’arrêter de courir. Ça valide ma préparation marathon avant t’attaquer le dernier cycle. Je fais le plein de confiance et me requinque au niveau motivation. L’usure et la lassitude du plan d’entrainement sont effacées. Un peu de récupération, et cap sur le marathon des écluses de la Mayenne dans 4 semaines.

D’ici là bon run

Kraken Runner

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Bilan saison 2016-2017

Bonjour Amis Lecteurs,

Les rues de la capitale et sa banlieue sont vides. C’est la meilleur période de l’année en Ile de France. La météo capricieuse n’entamera pas mon plaisir. Le cœur léger et détendu, voici venu le temps de se projeter sur la nouvelle saison athlétique qui se profile. Pour construire une belle saison, la meilleure manière de commencer est de faire le bilan de la saison passée.

Comme en 2014, ma saison 2016-2017 a pris son envol par la foulée Chesnaysienne mi-septembre. J’ai été séduit par le superbe parcours dans l’arboretum de Chèvreloup et le parc du château de Versailles, et l’ambiance au top dans le stade d’athlétisme du Chesnay où est donné le départ et l’arrivée. En 2014 j’avais bouclé les 10 km sélectifs, avec un beau faux plat avant la mi-parcours et des passages dans les allées du parc rendue très délicat par la boue, en 41min 17sec après un démarrage en trombe (sur les bases de 39min sur les 3 premiers km). Deux ans plus tard, et cette fois sur un parcours sec, après un départ plus prudent j’ai mis quelques secondes de plus pour bouclé l’affaire en 41min 44sec. J’avais un peu coincé vers le 8km, avant de relancer dans le dernier kilo. Je mettais bien amusé, la saison était bien lancée.

 

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Le mois suivant j’enchaînais avec le semi-marathon de Vincennes, auquel je participais pour la 4ème fois de suite. J’adore cette course. C’est le seul semi-marathon que j’ai réussi à courir en moins de 1h30, et ceux par deux fois, avec un record personnel de 1h28min20sec. Cette édition avait un coup particulier car elle s’est déroulé un mois après la naissance de mes jumeaux. Autant vous dire que je ne m’étais pas présenté sur la ligne de départ très frais, mais très heureux et motivé. J’ai bouclé la course en 1h28min38sec après avoir mené un beau duel avec mon pote Fred. Mon troisième semi sous la barre symbolique des 1h30. Mentalement, je me suis donné comme jamais et je suis allé loin dans l’effort. Voilà qui lancé de la meilleur des manières mon défi personnel de réaliser deux semi-marathons en moins de 1h30 à un mois d’intervalle.

Le second acte avait lieu sur le semi-marathon de Boulogne-Billancourt en novembre. Ça faisait depuis 1 mois que j’avais repris le boulot après mon congés paternité, et c’était très dur. Les petits enchaînaient les maladies, et personne n’a été épargné à la maision. C’était donc bien enrhumé et légèrement de fiévreux que je me présentais sous l’arche de départ. J’ai tenté de partir sur de bonne base, mais très vite j’étais asphyxié. A la mi course, j’ai complètement lâché pour finir la couse en roue libre au bout de 1h34min47sec plutôt pénible malgré un parcours roulant, des bénévoles et un public super. L’objectif de ce début de saison est loupé, mais je gardais le moral pour le second objectif qui était le marathon de Paris.

Malheureusement je n’étais pas au bout de mes peines. Ça allait de pire en pire. Quinze jours plus tard, hors de forme et traînant toujours une vielle crève j’allais abandonné sur les 29km de l’Xtrem de Senlis. Complétement à la rue après une quinzaine de kms, j’ai coupé le parcours du 29 kms par celui du 14km pour regagner la ligne après 23kms et 2h04min de souffrances. C’était la première fois que j’abandonnais. Par le passé j’avais déjà couru le semi-marathon d’Atlanta avec une entorse et le marathon du Beaujolais des douleurs aux genoux qui allaient déclencher un syndrome de l’essuie glace durant la course. Mais même malgré les blessures j’avais toujours franchi la ligne d’arrivée. Pas cette fois. Plus que physique, c’est le mental qui n’y était pas. Pourtant en 2015, j’avais bouclé ce magnifique parcours dans la forêt d’Ermenonville en un peu moins de 2h22min. J’y avais pris beaucoup de plaisir et avait de bons souvenirs, mais ça n’a pas suffit. Je n’ai même pas réagit face à cette contre performance, comme absent, peut-être tétanisé par le froid. Heureusement que j’étais avec les copains. Une fois la ligne d’arrivé passée nous avons fait un bon resto qui m’a sauvé ma journée et permis de garder le moral.

 

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Les vacances de fin d’année m’ont permises de me refaire un peu la cerise. C’est avec une forme sur le retour que je me suis présenté sur les foulées du 14ème. Je boucle les 10km dans le froid en 41min50sec après un effort bien maîtrisé en négative split (seconde moitié de la course plus rapide que la première). Même si j’ai échoué à suivre un plan d’entrainement très simple pour préparer ce 10km, les voyants repassent au vert en vue du marathon de Paris .

Mais c’était juste un dernier soubresaut avant de m’écrouler. Début février, c’est le burn out. Avec le recul de ces derniers mois, je me rend compte qu’il y avait beaucoup de signes annonciateurs, mais sur le coup je ne l’avais pas vu venir. J’étais dans le dur depuis un moment, mais je pensais pouvoir surmonter tout ça.  Quelle erreur! Parfois il faut savoir lâcher prise plutôt que s’entêter dans une voie qui n’est plus la sienne. Mais ça demande bien plus de courage, de remise en question que de s’accrocher. Dure leçon de vie apprise à mes dépends, qui me marquera à jamais. Dans ces conditions impossibles de prendre le départ des 15kms des foulées Charentonaises. Heureusement, je suis très bien entouré et j’ai des passions. Ma famille, mes amis et la course à pieds m’a bien aidé surmonté à ce moment très difficile. Afin de remonter la pente et commencer à me reconstruire, je me fais violence pour reprendre tant bien que mal l’entrainement en vue du marathon de Paris.

Dans un contexte difficile, je boucle le semi-marathon de Paris début mars en 1h33min07sec dans des conditions dantesques. Le froid et la pluie ne nous avaient pas épargné. Le moral et la confiance remonte doucement. L’énergie qui renaît me permet  petit à petit de dessiner les contours d’un nouveau projet de vie.

Et c’est là que je débute mon blog pour partager ma passion avec qui voudra. En avril, je boucle le Marathon de Paris  en 3h42min46sec (mon deuxième meilleur chrono sur la distance) avec un grand bonheur et une confiance sur le retour.

En mai, j’enchaîne avec deux beaux trails : Course du Sanglier et le Trail de l’Orangerie de Bonnelles où je fais un inattendue top 20. Belle perf , assez exceptionnelle pour le signaler. Le chemin est encore long mais je vais dans le bon sens. En juin je conclue ma saison de trail avec le Trail de Sancerre. Dur, j’y ai découvert le fameux esprit trail avec une belle leçon d’amitié avec mon pote Fred.  Ce trail et le marathon de Paris auront été très riche d’enseignement.

Les mois de juillet et d’août sont marqués par la préparation du marathon des écluses de la Mayenne le 24 septembre prochain. Cette course lancera la saison 2017/2018. Commencer une saison par un marathon, c’est une première pour moi. Et ça tombe bien car je sens que la nouvelle saison qui pointe le bout de son nez sera pleine de surprise. Je ne vous en dit pas plus, mais je cogite à quelques nouveautés.

La saison 2016-2017 aura été éprouvante, avec des hauts et des bas. Elle marque une rupture dans ma façon de concevoir, de ressentir et de vivre la course à pieds. Je vous parlerai de tous les changements que j’opère dans un prochain billet. D’ici là, je vous donne rendez vous fin août pour un dernier dossard qui conclura cette saison. Ça sera pour les foulées du Pays de Bray, pas loin de Beauvais. Une course de 16 km dans mon Oise natale en guise de mot de la fin d’une saison pas ordinaire.

A bientôt

Bon run

Kraken Runner

 

 

 

Mes spots

Foret de Meudon, un air de Broceliande

Bonjour Amis lecteurs,

La forêt domaniale de Meudon et le bois de Clamart forme une longue bande de forêt au cœur de la banlieue ouest parisienne, entre Versailles et Paris. Haut lieu de la course à pied francilienne, elle abrite de nombreuse course pédestre. Pour ne citer que les plus connues, cette forêt est un lieu de passage qui marque la fin de la côte des gardes sur la « grande classique »: Paris-Versailles; et la mi-parcours du 80km et le départ du 30km de l’écotrail de Paris . Le tour de France y a même fait un crochet l’an passé en passant par l’observatoire de Meudon. Pour ma part je garde un très bon souvenir du trail des Muguet que j’y ai disputé, et un moins bon de Paris-Versailles (beaucoup trop de monde).

Je cours de temps en temps dans cette forêt, mais surtout j’aime m’y perdre en VTT. Et quand la chance est de mon côté, j’arrive à trouver la clairière du chêne des Missions. En 1895, des missionnaires d’origine bretonne ont voulu mettre ce majestueux chêne en valeur en déposé à son pied des faux mégalithes. Un air de Broceliande en pleine forêt parisienne. Je ne vais pas très souvent dans cette forêt, et la connait mal. Si bien que j’ai toujours du mal à retrouver cette clairière. Ça lui donne un gout d’inattendue et de mystère propice à stimuler mon imagination.

Le bois de Clamart et la forêt de Meudon est un endroit vraiment sympa pour faire une sortie vallonnée en pleine nature. Il y a quelques singles bien sympa qui permettent de prendre un max de plaisir pour les trailers en herbe. Les mangeurs de bitumes ne sont pas en reste avec pas mal de kilomètres de routes ponctuées de jolies côtes. Bref, il y en a pour tous les goûts, alors à vos baskets et faites vous plaisir.

Bon run

Kraken Runner

Bouquinage

J’ai lu « Eat and Run »

Bonjour Amis lecteurs,

Après vous avoir parlé du best-seller américain « Born to run », à l’origine du boom du minimalisme, je me suis attelé à lecture d’un autre classique de la littérature running américaine « Eat and Run » de Scott Jurek et Steve Friedman. Comme son nom l’indique, cet ouvrage aborde la nutrition et la course à pied, mais d’une manière originale en alternant biographie et recette de cuisine.

Scott Jurek est un ultra marathonien très connu outre Atlantique. Il compte de nombreux exploits. C’est un immense champion au palmarès bien garni, qui a, entre autre, gagné le mythique trail de la Western States 7 fois de suite. Cette course de 160 km à travers la Sierra Nevada Californienne est la doyenne des trails américains. Aidé du Journaliste Steve Friedman, Scott remonte à travers le temps de son existence, de son enfance à nos jours, pour partager avec nous ses pensées, ses interrogations, ses angoisses, ses exploits et son style de vie. Il nous raconte comment au fil des années il est passé d’un régime burger-frite-soda, à une alimentation vegan qui exclue tous produits d’origine ou issue de l’exploitation animale. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir comment un petit gamin chétif du Minesota est devenu un ultra marathonien aguerri vainqueur de la hardrock (une des course de montagne les plus dur au monde), du spartathlon (246 km qui relient Athènes à Sparte), de la bad water  (160 km dans le death valley) etc.

Les récits de course sont intenses. Jurek nous entraîne au cœur de la course et de sa psyché. C’est vraiment entraînant de suivre l’évolution de ce champion d’exception, qui a su aller contre les dogmes établis pour développer son style de vie en accord avec sa conception du monde, ses envies et ses besoins. Il a su braver les moqueries pour mettre en place un régime végan compatible avec le sport de haut niveau. Cet ouvrage regorge de bons conseils simples, aussi bien sur la façon de courir, la récupération et bien sur l’alimentation. Chaque chapitre se conclut par une recette de cuisine simple. J’en ai déjà essayer 2: le burger lentille-champignon et le chili. Une vrai explosion de saveur, un régale. Ces 2 recettes ont été adopté par toute la famille.

Bref, un livre que je vous conseille plutôt deux fois qu’une. Si vous ne les connaissez pas, vous y découvrirez les trails américains les plus connus. Vous prendrez un grand plaisir à explorer dans les plaines du Minesota, le grand ouest américain et les montagnes du Colorado. En plus, vous serez amené à découvrir un mode alimentaire en plein boom, qui vous fera réfléchir à votre alimentation et vous invitera à découvrir un nouveau monde de nouvelles saveurs inattendues.

Bon run et bon appétit.

Kraken Runner

Mes spots

Ballade au Parc Saint-Cloud

Bonjour Amis lecteurs,

Après une dizaine de jours de coupure bien mérité après le Trail de Sancerre, il était grand temps de reprendre la course à pied. Ce repos m’a fait grand bien, autant physiquement, que mentalement. C’est donc rechargé à bloc et avec une motivation au top que la reprise a commencé par une petite ballade au  Parc de Sceaux , suivi d’un second run dominicale au Parc Saint-Cloud.

C’est sous un temps automnale en ce début du mois du juillet que les copains et moi avons décidé d’aller faire tourner les gambettes pour admirer la grande cascade du Parc Saint-Cloud. A l’abri des arbres, la fine pluie ne nous a pas dérangé. La température était idéale pour courir.

En revanche la vue de la lanterne sur la capitale qui par temps dégagé permet d’admirer les plus beaux monuments de Paris (Tour Eiffel, Basilique du Sacrée-Coeur…) n’était pas terrible.

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Le Parc Saint-Cloud est assez vallonné. D’après ce que j’ai entendu, les concurrents de l’écotrail n’ont certainement pas oublié la belle bosse à 10 km de l’arrivée, avant le dernier ravito. Sous la pluie, certains passages peuvent devenir techniques.  J’ai le souvenir d’une bonne rigolade avec les copains sur une petite côte escarpée pleine de boue. Ce Parc est un endroit idéale pour préparer les trails quand on habite la capitale. Etant en pleine reprise, nous avons emprunté des chemins roulants et nous y sommes allés mollo sur les côtes. Ça nous a permis de profiter du paysage: le bassin aux carpes, la vue des terrasses, et les jardins jalonnés de nombreuses sculptures.

Les jambes sont encore lourdes, mais les sensations reviennent vites. Je suis très satisfait de cette reprise. Maintenant, cap sur le marathon des écluses de la Mayenne.

Pas d’objectif chronométrique pour ce marathon, mais plutôt méthodologique. Le but va être de suivre un programme d’entrainement de 3 mois, avec 3 séances par semaine, dont 1 à 2 de qualité. Je vais en plus intégrer une sortie vélo, pur le plaisir. Le challenge est surtout d’avoir un max de fun sans vivre ce plan comme une contrainte. C’est pour ça que je vais suivre le même plan q’un de mes compagnons d’entraînement. Déjà par ce que son plan est simple et ludique, et en plus à deux nous pourrons nous motiver.  Le trail de Sancerre m’a fait réfléchir et m’a permis de faire le point sur mes objectifs. Je ne suis pas encore prêts et motiver à monter en distance et dénivelé sur le trail. Mais c’est certain que ça viendra un jour. Par contre j’ai très envie d’enfin arriver à apprivoiser la distance mythique du marathon. Il va donc falloir que je codifie mon entrainement pour mieux gérer mes allures et de travailler le mental sur des séances difficiles. En plus d’être mieux préparé

physiquement et mentalement, ça me permettra, je l’espère, d’améliorer ma gestion de course. Ça va être un long processus, mais je sens que je vais bien m’éclater, avec pourquoi pas la finalité de faire un beau marathon de New-York 2019 avec les copains.

Bon run

Kraken Runner

Matos

Mes impressions sur les Kalenji Kiprun SD

Bonjour Amis lecteurs,

Je vous ai déjà parlé des Kalenji Kiprace Trail 3 avec lesquels je m’éclate dans les sentiers les plus boueux. Très agréablement surpris par la qualité de cette chaussure, je me suis laissé tenter par les Kalenji Kiprun SD pour arpenter le bitume. Après avoir couru une bonne centaine de km avec, je me propose de vous livrer mes impressions.

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La première chose à noter est leur rapport qualité/prix imbattable. A moins de 70 € la paire, il n’y a tout simplement pas de concurrent dans cette gamme de prix qui peut tenir la comparaison niveau qualité. J’ai acquis cette paire au milieu du printemps dernier en complément de mes Kinvara pour les économiser en vue de ma préparation marathon de l’été. J’avais donc un peu de temps pour les tester avant de rentrer dans le vif du sujet et monter en kilométrage.

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Cette chaussure est légère et dynamique avec son drop de 10 mm. Parfait pour les sorties rythmées. Etant léger (>65 kg) elle m’accompagne également à merveille pour les sorties longues, mais pour les coureurs plus « lourds », elles peuvent être un peu juste. Le chausson est très confortable et le laçage assure un bon maintient du pied dans la chaussure… quand il tient. En effet, le seul hic, ceux sont les lacets. J’ai pour habitude de toujours bien lacer mes chaussures, avec un double nœud par sécurité. Je peux être « un peu » obsessionnel là dessus. Il n’est pas rare que je m’arrête en début de sortie pour refaire un laçage qui n’est pas parfait. En revanche c’est extrêmement rare que j’ai à m’arrêter durant mes footing pour refaire un lacet défait. Et ça m’est arrivé plusieurs fois au cours des quelques centaines de km parcourus kiprun au pied. Toutefois, ce n’est pas bien grave, et je m’en accommode sans problème.

En résumé je suis très content de mon achat. Elle me rappelle mais très bonnes sensations que j’avais eu avec mes asics gel trainer de 2014. J’ai adoré cette paire, mes dernières asics. Depuis la technologie a beaucoup évolué. Aujourd’hui il y a mieux. En comparaison les kiprun ne tiennent pas le choc avec les Kinvara 7 de Saucony, qui sont à ce jour la meilleur paire que j’ai jamais eu pour user le bitume. Ceci dit, les kiprun restent de très bonnes chaussures, parfaite pour l’entrainement en deuxième paire pour économiser un peu la paire principale plus évoluée et onéreuse.

Bon run

Kraken Runner

Dossards

Trail de Sancerre: La Magnum

Bonjour Amis lecteurs,

Depuis le marathon de Paris en avril dernier, j’attendais cette course avec beaucoup d’impatience. Au programme un weekend entre copains dans le Sancerre avec en point d’orgue la magnum, un trail de 35 km pour 1000m de dénivelé positif dans les coteaux Sancerrois. Ce voyage est également l’occasion de découvrir une nouvelle région.

Nous arrivons en terre Sancerroise le vendredi. Ça nous permet de découvrir la ville,  récupérer les dossards et profiter de la campagne. L’ambiance est bonne, on se chambre pas mal et on se marre beaucoup. Le week-end est bien parti.

 

Le départ est donné le samedi à 16h. Il fait chaud, 27°C affiché, mais bien plus en ressenti. Il y a du monde sur la ligne de départ qui sera également l’arrivée. La course des enfants lance les festivités avant que nous rentrions en piste. Nous avons le temps de profiter du paysage. Bien que magnifique le stress monte à la vue du paysage vallonné qui nous entour.

 

Il est temps de se lancer sous une chaleur accablante. Depuis des semaines je me répète que contrairement à mon habitude, il ne faut surtout que je m’emballe dans les premiers hectomètres. Mais pris par l’euphorie du départ et des deux premiers kms en descente, je pars vite. Trop vite. Dès la première descente je sens mon quadriceps gauche qui tire. La course va être dure.

 

La chaleur me pèse déjà. Mes pulsations cardiaques sont beaucoup trop hautes. Je subis mon départ trop rapide et la température élevée. J’ai à peine fait 3-4 km que déjà je suis dans le dur. Je plonge ma tête dans l’eau au ravito du km 5 et en profite pour m’arroser copieusement. C’est pratiquement sans effet. J’ai l’impression d’avoir séché à peine 500m plus loin. Nous sommes en plein soleil au milieu des coteaux. Chaque foulée est pénible. Je subis complètement. Au 7-8 ème km je pense à l’abandon. A ce moment je me retourne (chose que je ne fais pratiquement jamais) pour voir si mon pote Fred est derrière. C’est mon salut. Je me dis que si je le vois, je tiens le coup jusqu’à ce qu’il me rejoint, ce qui devrait vite se faire, et après je m’accroche à lui jusqu’au ravito du 10ème km. Et heureusement, il est juste derrière et me rejoins vite. Ça fait du bien de le voir arriver. On échange quelques mots, et je serre les dents pour arriver avec lui au ravito.  Ça fait beaucoup de bien au moral de courir avec un copain. Au ravito Fred prend le temps de bien boire et manger, et je fais de même. Je ne suis pas très lucide à ce moment là. Des bénévoles me versent un broc d’eau sur la tête qui me ramène à la vie. J’arrive enfin à faire descendre ma température corporelle. Ça me fait beaucoup de bien. Je vais mieux. Je repars un peu avant Fred, et l’attend quelques mètres plus loin pour faire la course avec lui.

 

Maintenant la course se résume à aller de ravito en ravito, placés tous les 5km. Je revis. Nous courons les km 10 à 15 avec une belle allure. Le paysage est magnifique et défile vite. Les sensations sont bonnes et je prend un plaisir énorme. Nous alternons passage dans les coteaux, dans les champs de blé d’un jaune vif éblouissant et dans les sous-bois bien frais. Nous enchaînons les kms en se relayant. Il faut rester bien concentrer. Le terrain est piégeur avec toutes les pierres qui le jalonne. En plus de la douleur aux cuisses, je commence à avoir un peu mal aux pieds à cause des cailloux.

 

Le passage dans une cave au ravito du km 25 fait du bien. Les bénévoles sont super, et nous arrosent copieusement. Nous retombons en enfance. Tout au long du parcours les enfants ont pris un plaisir certain et partagé à nous arroser avec tout ce qu’il avait sous la main. C’était super. Les jambes commencent à devenir lourde, mais nous continuons de bien progresser. Le ravito du km 30 placé en haut d’une montée de 500m se fait désirer, mais l’accueil qui nous y ai réservé par le club de rugby de la ville en vaut le coup. Je repars gonflé à bloc pour les 5 derniers. La fin du parcours est particulièrement difficile. Les montées les plus longues nous attendent. Ce dernier tronçon se fait majoritairement dans le bois, sur des singles rendus très difficiles par la fatigue. La chaleur est tombée en cette fin de journée, mais le mal est fait. Les jambes sont dures et le souffle court. La dernière descente dans la forêt est un calvaire, mais nous arrivons en bas sans dommage. Plus qu’un dernier ravito à 1500m avant la ligne et nous voilà rendu. Qu’ils vont être long ces derniers 1500m. Pratiquement que de la montée avec des pentes bien sèches. Par bravade nous courons ce que nous pensions la dernière montée que nous avions repéré avant le départ. Fausse joie, il y a encore une dernière petite boucle avec une belle montée dans la ville. Ça n’en finit plus. Heureusement les encouragements du public nous donne les dernières forces nécessaires pour terminer. Fred et moi passons la ligne main dans la main après 3h51 d’effort. Je finis épuisé, et je dois dire que je ne me souviens pas trop du quart d’heure qui a suivi le passage de la ligne tellement j’étais mal. Mais une fois une petite restauration et une bonne douche, tout est rentré dans l’ordre. La bière de récup n’a jamais été aussi bonne.

C’était dur. J’ai beaucoup appris pendant cette course. J’ai déjà couru une douzaine de trail, mais en faisant la course avec Fred, j’ai enfin découvert l’esprit de partage et d’entraide caractéristique  du trail.  C’est à n’en pas douter un de mes souvenirs de course à pied les plus fort. Franchement, sans Fred je n’aurais pas finis la course et surtout je n’aurai pas pris autant de plaisir à courir.

Le trail de Sancerre est une superbe course, avec des paysages somptueux et un terrain difficile. L’organisation est bien huilée, et les bénévoles au top. Un grand merci à tous.

Finalement, une fois la chaleur passée, plus que les côtes, ceux sont les descentes qui m’ont fait mal. Mes quadriceps ont été littéralement broyé.  Je suis fatigué aussi bien physiquement que mentalement. Il va falloir bien récupérer et réfléchir à comment ajuster l’entrainement pour mieux profiter de ce type d’effort. En attendant c’est repos, avant de repartir pour un nouveau cycle qui me mènera au marathon des écluses de la Mayenne en septembre prochain.

Bon run

Kraken Runner